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Sadako (Kôji Suzuki)

Publié le par Chris Mo

Sadako (Kôji Suzuki)

"S"

Kôji Suzuki
Kadokawa corporation 2012
Fleuve Editions 2014

Suite et fin de la tétralogie " Ring " ?

Avis sur l' Intégrale comprenant les trois premiers tomes

Quatrième de couverture :

« Takanori Andô, graphiste spécialiste de l’analyse d’image, reçoit une vidéo amateur montrant un suicide à l’intérieur d’un appartement banal. Son client souhaite déterminer s’il s’agit d’un véritable suicide ou d’une mise en scène de génie. A chaque visionnage de la vidéo, Takanori se rend compte que le cadre de l’image se décale très légèrement, permettant de voir jusqu’au visage du suicidé : Seiji Kashiwada. Ce dernier est un serial killer condamné à la peine de mort pour le meurtre de quatre fillettes, douze ans plus tôt, et dont l’exécution a eu lieu peu de temps auparavant…

Takanori se lance dans une enquête effrayante tandis que d’étranges phénomènes envahissent sa vie et celle de sa compagne (Akané). »


Avis :

L’auteur a revu sa copie quant à l’économie de mots, il a fait fi des lourdeurs scientifiques apparues dans la trilogie. Les thèmes touchant à la génétique et à l’informatique sont plus accessibles. Il reste donc dans le registre de la science-fiction médicale et fantastique. Le travail est plus axé sur le suspens. Ce qui rend logiquement l’enquête prenante.

Ce coup-ci, Kôji Suzuki semblerait avoir bouclé une vieille boucle – que sont devenus tels ou tels personnages ? — et le voici prêt à nous proposer quelque chose de nouveau pour l’avenir. « Sadako » serait – et devrait être — un adieu à la trilogie « Ring ». Ce livre devient un élément d’une tétralogie qui restera graver dans les mémoires en tant que quatuor malsain et regorgeant d’imagination pour les férus de science-fiction glauque.

Même s'il y a un sentiment de déjà vu ou de répétition, ou encore de frustration pour qui voulait découvrir les trois premiers tomes du cycle après avoir lu Sadako — en même temps, c'est la marque de fabrique de l'auteur et cela permet au lecteur de prendre la balle au bon sans être perdu ; cette fois, le dossier est resté agréable à lire jusqu’au bout.

Franchement, « Sadako » est mon préféré grâce à sa construction beaucoup plus aérée et grâce à l'intelligence de son intrigue d’une belle complexité, même si l'on n’y retrouve pas des scènes aussi effrayantes que jadis... et annoncées.

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