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Last Exit to Brooklyn (Hubert SELBY Jr.)

Publié le par Moulaert Christophe

LAST EXIT TO BROOKLYN (1964)
Hubert Selby J.
10/18 (2015)

 

C/est une réunion d/histoires courtes sur la vie de la basse classe, sans pudeur, sans politesse de style, que nous décrit Selby. Les pensées de chacun, sans tabou, la vulgarité, le sexe, la benzédrine et le gin, les trahisons de couple irresponsable, lamour, l/homosexualité, les transsexuels, les bis, la fête, le syndicalisme, la recherche de reconnaissance, la frime, linsouciance, les bagarres, la fraternité, le machisme. Tout cela sans théorisation, un constat, une retranscription de fait avéré sans remise en question. Les acteurs sont ce qu/ils sont, sans espoir, ainsi vont les choses, inéluctable destin qu/on ne peut changer, condition pouilleuse, l/homme est presque mort déjà, courant dans la poussière, sale, sans avenir.

                                     Tout cela est rendu d’un bloc homogène, avec une sorte d’écriture de l’urgence. Un style libre, personnel qui ramène à Bukowski quand il supprime la ponctuation et les majuscules ; à Kerouak qui livre sans paragraphes aussi ; à kesey qui mélange les pensées des protagonistes dans un même texte (sauf que ken donnait un outil plus confortable à la compréhension de la lecture : parenthèse et italique) ; et aussi, quelque part le mélange des discours directs et indirects comme le fit James Joyce.
C’est une belle rencontre avec Selby.  Une lecture qui prend le temps mais qui laisse des images fortes. La sensation de toucher une époque, des individus incorrigibles, c’était énorme. Le plus étonnant est certainement cette précision de l’état d’esprit de chacun, avec son langage propre. Et donc, tout déballer d’un coup paraît logique, car tout le monde ne réfléchit pas et ne parle pas comme un érudit avec des textes structurés en bout de langue, rien n’est, à chaque fois que quelqu’un formule une pensée dans la réalité, préparé. Décrire l’instantané est redoutablement difficile. L’instantané si bien calculé ne peut venir que d’auteur comme Selby.

 

Source Wikipedia
Né à New York, dans le quartier de Brooklyn en 1928, Selby quitte l'école à l'âge de 15 ans pour s'engager dans la marine marchande, où son père, orphelin, avait travaillé2. Atteint de la tuberculose à 18 ans, les médecins lui annoncent qu'il lui reste deux mois à vivre. Il est opéré, perd une partie de son poumon, et restera 4 ans à l'hôpital1.

Lors de la décennie suivante, Selby, convalescent, est cloué au lit et fréquemment hospitalisé (1946-1950) à la suite de diverses infections du poumon. « C'est à l'hôpital que j'ai commencé à lire avant d'éprouver le besoin d'écrire. »1 Incapable de suivre une vie normale à cause de ses problèmes de santé, Selby dira : « Je connais l'alphabet. Peut-être que je pourrais être écrivain. ». Grâce à sa première machine à écrire, il se lance frénétiquement dans l'écriture3.

Son premier roman, Last Exit to Brooklyn, une collection d'histoires partageant un décor commun, Brooklyn, entraîna une forte controverse lorsqu'il fut publié en 1964.

L'auteur le résume ainsi : « Quand j'ai publié Last Exit to Brooklyn, on m'a demandé de le décrire. Je n'avais pas réfléchi à la question et les mots qui me sont venus sont : "les horreurs d'une vie sans amour" . »5

 

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So 21/06/2015 00:51

Superbe chronique , toujours les mots justes au service d'une belle analyse ! bises de la team ;)

Chris Mo 21/06/2015 07:04

Merci beaucoup So !
Big bises :-o