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La pire personne au monde (Douglas Coupland)

Publié le par Moulaert Christophe

La pire personne au monde (Douglas Coupland)

La pire personne au monde
Douglas Coupland
Au Diable Vauvert
2015

La pire personne au monde ce n’est pas moi, c’est Raymond, un individu exécrable, un véritable enfoiré. Son voyage professionnel pour les îles « Kiribati » est un cauchemar pour lui. Parce que lui en est un pour les autres. Disons que tout ce qui peut lui arriver n’est qu’un raisonnable retour des choses.

Quatrième de couverture :

« A quarante ans, Raymond Gunt mène une existence misérable entre une ex-femme qui le méprise, un appartement londonien crasseux et une carrière de cameraman ratée. Engagé pour le tournage d’une célèbre téléréalité américaine aux îles Kiribati, en plein océan Pacifique, Raymond s’attend à connaître des jours luxurieux. Mais il attire littéralement les catastrophes les plus extrêmes et les plus imprévisibles…

Avis :

. Un produit qui physiquement est ce que le genre auquel il appartient rejette le plus, un bon produit marketing. C’est un vrai exemple de ce qu’est le post-moderne pour son récit et sa contradiction pour l’objet moderne. Un paradoxe provocateur discret, puisque bien caché dans les pages. Une surprise pour le lecteur, qui appréciera ou non.
. Hors des sentiers battus, le roman évolue à « contre-courant ».
. Ironie, métaphore, humour noir interprété par des vannes salaces et vulgaires sans demi-mesures, ce qui dénote une sorte de rage, de révolte intérieure que j’interprète comme ceci : Neal – le pseudo esclave de Raymond — serait le subconscient positif de Raymond. Ce que Raymond se refuse de vivre, de ressentir, ou n’arrive pas à être.
. Peu d’importance de l’intrigue, récit exubérant, aux rencontres et aux conséquences souvent improbables.
. La causticité de la pensée du personnage principal est apparente dans chaque page, dans chaque phrase pour tout ce qui enrobe le milieu dans lequel il évolue. Cette méthode d’écriture apporte l’amusement à l’occasion et le reste du temps provoque l’ennui pour la personne familiarisée à une certaine cohérence – peut-être moins conceptuelle — dans ses lectures.

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