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American Desperado (Jon Roberts&Evan Wright)

Publié le par ChrisMo

 

Jon Roberts & Evan Wright

American Desperado (2013)

13 E NOTE EDITIONS


LIVRE DE POCHE (2015)

Bande annonce !

 

 

 AMERDESPE 

 

 

Fiche de présentation par 13E NOTE ÉDITIONS :

 

« American Desperado retrace l’histoire hors normes de John Riccobono, alias Jon Roberts. Né dans la famille Gambino, affiliée à la Mafia new-yorkaise, Jon a sept ans quand il est témoin d’un meurtre commis par son père et doit apprendre la loi du silence. Suivant la voie qu’on lui a tracée, il fait ses armes comme « soldat » du clan Gambino puis s’engage dans les marines et donne libre cours à sa sauvagerie naturelle au Vietnam.  On le retrouve à vingt deux ans à New York, où il supervise le racket des boîtes de nuit pour ses oncles. La vague disco/cocaïne va lui donner des idées et lui faire découvrir Miami : il devient en quelques années l’un des correspondants les plus actifs du cartel de Medellin, écoulant 500 à 1000 kg de poudre par mois. Son carnet d’adresse se lit comme un bottin mondain : le général Noriega, Ricahrd Pryor, O.J. Simpson, Meyer Lansky, Richard Dreyfuss, Pablo Escobar… Au volant de voitures de luxe, entouré des plus belles femmes, il est aussi charmant qu’amoral et meurtrier. Scrupuleusement documenté, ce livre écrit en collaboration avec Evan Wright, romancier et grand reporter, permet de découvrir non seulement la vie d’un criminel extraordinairement audacieux, mais aussi une période chaotique et passionnante de l’histoire américaine. Un beau matin de 1986, le FBI fait une descente chez Jon Roberts. S’ensuit une cavale de cinq ans. Capturé, Jon bénéficiera d’une réduction de peine en échange d’informations. American Desperado est une effrayante épopée de la réussite criminelle. »

 

American Desperado sera adapté au cinéma par Peter Berg avec Marc Wahlberg !

 

Cocaine Cowboys est un documentaire de Billy Corben (2006) sur le trafic de coke à Miami dans les années 80. On y trouve des interviews de Jon Roberts.

 

 

Un livre que je vous recommande chaudement.

 

Non pas par goût du sang et du crime inqualifiable, mais bien pour la découverte d’une organisation hors-norme. Un système aux implications et aux ramifications plus surprenantes que le citoyen lambda ne pourrait l’imaginer. Jon Roberts nous raconte avec franchise — et parfois quelque peu embellie — son incroyable ascension dans une économie parallèle, où il atteint son apogée avec un des cartels de drogue les plus connus au monde. Le cartel de Medellín. Réseau dont le célèbre Pablo Escobar, ami et associé du général Noriega, était le numéro deux. Escobar était important au point d’être la 7e fortune mondiale en 1987 avec un montant estimé à 25 milliards de dollars, selon le magazine Forbes de 1987 ! Imaginez que c’était des tonnes qui circulaient chaque mois. Son succès s’expliquait entre autres par l’usage de systèmes similaires à ceux du contre-espionnage…

 

Jon Roberts était un logisticien malin au point que la plupart de ceux qui bossaient pour lui ne savaient pas qui il était. C’était un homme en colère constamment (dû au sentiment d’abandon de ses parents et dû au manque de reconnaissance dès son plus jeune âge). Un révolté en pleine beat génération. Un contestataire violent (un outcast = les exclus de la société) qui prend forme dans les années 60. Il devient un des rois de la fête de la libéralisation des idées avec une opportunité énorme sur le marché de la coke après son passage au Vietnam en 1967. C’est chaud comme la braise qu’il rencontre l’année 68 dans la Mafia (pour les Gambino) à NY. Trop surveillé, il se fera oublier à Miami quelques années plus tard. Là-bas, il deviendra, dans les années 70-80, l’intermédiaire de la famille colombienne Ochoa (celle qui avait la main mise sur le cartel de Medellín) aux États-Unis.

 

Jon était un homme trop fier pour reconnaître avoir de la tendresse, d’après Judy sa sœur qui a vainement essayé de le recadrer. C’était un personnage impitoyable, catégorique qui s’assumait et qui se faisait un trip de tromper la justice. Selon lui, le film « Scarface » en 1983 était risible :

« Bien que crédible, la violence du film m’a fait marrer quand je l’ai vu au cinéma parce que mon approche était à l’opposé de celle d’Al Pacino. Moi je recrutais des Américains discrets qui voulaient juste mettre du beurre dans leurs épinards. J’ai toujours essayé de faire mon travail en usant le moins possible de la violence. C’était vraiment ce que je voulais. » (p434)

 

Et on découvre pendant 700 pages comment il s’y est pris. Avec l’aide du journaliste/reporter Evan Wright. Celui-ci a offert un remarquable boulot de précision et de vérification. Le rendu est si bon que le livre se lit en deux temps trois mouvements. Une vraie ode au crime organisé et à sa chute progressive…

 

Pour conclure, je dirais que c’est une guerre sans fin. Les criminels de toutes factions sont comme les cafards. Ils ont une très forte propension à s’adapter aux différents poisons qu’ils peuvent rencontrer. C'est pourquoi de génération en génération, ils sont toujours aussi tenaces et difficiles à éradiquer. C’est une question de moyens financiers. Et Dieu sait que le pouvoir de l’argent ouvre une infinité de portes.

 

 Jon Roberts

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Evan Wright

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