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Bret Easton Ellis

Publié le par Christophe

J’entends l’écho d’un carillon qui me chuchote un léger « Alléluia ! De l’action », alors que j’arrive à la page 216 lorsque Patrick laisse entrevoir ses désirs meurtriers. Son implosion psycho apparaît au grand jour, s’extériorise. Au plaisir du lecteur. Ouf, beaucoup de pages pour en arriver là, j'ai bien retenu l’intérêt de Patrick pour le Patty Winter Show, la sape, le sexe et l’argent en abondance dépensé sans compter.

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S’en suivront des scènes de tortures, de boucheries, de crimes atroces. Je n’ai pu cerner l’utilité de la longueur des scènes pornographiques ; la longueur des chroniques imbattables, impressionnantes au sujet de Genesis (p180 à p186), Whitney Houston (p335 à p340), Huey Lewis and the News (p465 à p475) ; la longueur des conversations interminables sur le choix des restaurants et des personnes à inviter ou à éviter ; la longueur des descriptions vestimentaires à la couture près et le matériel High Tech dernier cri qui  obsède le sérial killer.

 

A un moment donné deux scènes nous laissent croire à une issue, un dénouement qui mettrait fin aux crimes de Patrick comme dans bon nombre d’excellents thrillers : L’apparition furtive d’un détective qui cherche une des victimes, l’enchaînement de violences avec une course poursuite suite à l’assassinat d’un saxophoniste. Fausse pioche, scènes comme d’autres, passagères sans conséquences. L’attente du lecteur n’est guère récompensée, pas de bonne ou de mauvaise fin, il n’y en a pas tout simplement.

 

Le style de l'écriture est une forme de journal intime du tueur. Il manque juste les dates du moment où celui-ci se confierait à un carnet. Bret Easton Ellis garde le style utilisé dans ses autres ouvrages : "Moins que zéro" et "Les lois de l'attraction".  Préférable car plus court et les seuls que j'ai lu... Il reprend certains personnages dans "American psycho", toujours une génération qui baigne dans le sexe, la drogue, l’alcool, les suicides, sans but. Les années ’80 américaines, source d’inspiration principale de l’auteur. Clair que ça change d’Ace of base, de Jean Jacques Goldman, Michael Jackson ou RUN-DMC qui m’ont laissé des souvenirs bien plus agréables à cette époque…

 

En somme c’est un livre cru, direct, sans gêne, peu effrayant, d'une écriture parfaite, mais trop de détails ont rendu le texte ennuyeux, peu fluide. Dommage vu le talent de BEE. De là à dire, que c’est un roman qui fait partie du Top 5 de certaines personnes influentes, je m’étonne. Sont-ce peut-être sur base de critères qui me dépasse vu que ce sont les études qui m’ont poursuivi…Je n’ai pas respecté certaines règles, en toutes consciences, sur la manière d’établir une chronique, comme l’usage du « je », puisque cela n’en n’est pas une. Juste mon avis perso pour le plaisir. JE vous dis donc  sur un fond de Bubble Guppies qui passe sur Nickel Odeon JR : A bon entendeur !

 

Page spéciale de l'auteur sur 10/18 link

Interview pour SUITES IMPERIALES/ Arte: link

 http://www.randomhouse.com/kvpa/eastonellis/#/author-bio

Un interview de 1989 permettant de comprendre l'inspiration de BEE sur les deux ouvrages moins que zéro et les lois de l'attraction:    http://blogs.lesinrocks.com/25ans/2011/10/14/entretien-avec-bret-easton-ellis-en-1989/ Information reçue de 10/18, Merci! http://www.10-18.fr/site/page_accueil_site_editions_10_18&1.html

 

 

moinsquezero-copie-1.jpgsuitesimperiales.jpgLoisattrac.jpgglamorama.jpglunapark.jpg


 

 zombies.jpg ZOMBIES (1998):

 Cet ouvrage constitué d'un ensemble de nouvelles n'est autre qu'un condensé de l'ambiance monotone, déprimante, que l'on retrouve dans moins que zéro, les lois de l'attraction; et la violence extrême d'American psycho. C'est toujours la génération '80 américaine qui est pointée. Zombie définissant des personnages sans volonté, vides de substance, violents et mangeur d'humains parfois. Un livre écrit après les trois autres, c'est à dire en 1994, qui aurait pu être présenté comme un pont entre les deux premières oeuvres et american psycho. Pas de nouvelles découvertes, de suspens. Juste un constat de laisser aller qui ne semblera jamais changer. Du" bling, bling" qui s'ennuye, qui trouve que rien n'a de sens. Un livre purement dans la suite des autres sans surprises.

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Nath 16/10/2011 17:29


Completement d'accord avec cette critique!!Lu il y a quelques années déjà, je n'ai pas trouvé le chef d'oeuvre que beaucoup de personnes conseillaient. Qu'est ce que les details vestimentaires
m'ont agacée au bout d'un moment !!!


Christophe 16/10/2011 18:31



Idem! Je termine zombie et j'attendrai avant de lire glamorama et luna park...