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SJ WATSON

Publié le par Christophe

SJWatson
Avant d’aller dormir (2011)

Before i go to sleep (2011)

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Action

Londres, Crouchend. Christine Lucas se découvre plus vieille de 20 ans un matin. Elle croit avoir couché avec un homme marié. Ben. Son mari pourtant. Il lui apprend qu’elle a eu un accident il y a 29 ans. Elle en a 47. À l’insu de l’homme de sa vie, elle consulte le Dr Nash. Neuropsychologue. Sa nouvelle thérapie consiste à stimuler sa mémoire pour tenter de provoquer la réapparition de souvenirs lointains par l’exercice de l’écriture journalière dans un journal intime. Un exercice obligatoire étant donné qu’elle perd toutes notions du passé récent chaque foisqu’elle se réveille après une nuit de sommeil effaceur. Le docteur lui téléphone chaque jour pour lui dire où elle range son journal. C’est une contre-offensive stratégique pertinente face à l’amnésie chronique de Christine qui semble irréversible. C’est l’histoire d’une vie d’absence pour une femme qui doit naître quotidiennement entourée d’individus qui lui sont étrangers. Une notion tout aussi valable pour sa meilleure amie, son fils ou son mari… Sont-ils ce qu’ils prétendent ? Si la fabulation pouvait être une des conséquences de l’état de santé de Christine. Si les diagnostics des médecins sont peu prometteurs et catégoriques. Est-ce que un texte aux airs de paranoïa, de déchirures, d’amour oublié et naissant, de manipulation, suffira-t-il à contrer une angoissante réalité à l’allure fataliste ?

Réaction

J’ai eu l’impression de lire un remake de films des années ’80 & ’90. Un complot autour d’une femme amnésique, presque toujours une femme en cause d’ailleurs. Exemple : Mulholand drive (1999). Au revoir à jamais (1996). Mémoire effacée (2004). Ou kill Bill en partie (2003). Les gars ! Soyez heureux, bonne pioche, vous n’aurez droit qu’au titre de Killer ou de Serial Killer pour les plus motivés. Sinon il reste les problèmes de prostate en général. Un complot dis-je. La seule différence, c’est qu’ici nous avons affaire à un acte isolé et non une association de manipulateurs. Le pari était risqué. Surprendre avec un thème redondant. Cela a fonctionné vu la montée de l’œuvre sur les marches des Best Seller. Mais pas pour moi. J’ai lu ce à quoi je m’attendais. Dès le départ, je me suis permis de supputer des orientations basiques que pourraient prendre les faits.

Vers la page 27, je me dis que Ben a une attitude très calculée. Étant donné qu’il est chimiste,  je l’imaginais concocter des solutions médicamenteuses pour droguer sa femme. Donc le fan, amoureux, psychopathe qui entretient sa muse pour lui tout seul. Puis vers la page 63, je me suis dit que le Dr Nash pourrait être en relation avec Ben. Peut-être qu’en faisant croire que le mari n’est pas au courant des consultations, du journal intime, que le côté secret de ces éléments stimulerait la mémoire de Christine. Franchir les interdits apporte toujours un petit plus jouissif, ceci explique cela. Bien sûr, la fameuse question du choc supplémentaire qui engendrerait la guérison est soulevée et utilisée.

Le plus attirant était le démarrage du  premier chapitre où on rencontre l'étonnement de Christine. Puis j’ai du attendre la page 243 dans la deuxième partie (19 novembre du journal de Christine) pour rencontrer un élément qui relance l’intrigue et qui réanime ma curiosité. Finalement, la troisième tranche est beaucoup plus active. Aussi bien avec les nouvelles ficelles incluses qu’avec le dénouement.

Le décor est minime. Un personnage principal extrêmement complet, un peu plus de 400 pages pour vivre son intimité. Les seconds rôles occupent justement leur place de support, de moindre importance dans leur profondeur. Une intrigue classique. L’avantage de ce livre est l’originalité de l’idée du journal intime qui donne une lueur d’espoir face à un triste coup du sort, une maladie affreuse. L’écriture est  touchante et claire. Je ne qualifierais pas ce livre comme un thriller, même s’il porte l’appellation de thriller psychologique. Faut-il rappeler que ce terme signifie frémir ? Ce que je n’ai rencontré qu’en bout de course. Il est encore moins « un policier » comme j’ai pu le lire quelque part en commentaire. C'est vrai, je vous le jure. Pour moi c’est plus un opus que je ressens comme une œuvre tragique, dramatique ou pathétique (dans le sens de la passion, la souffrance).

Vous l'aurez compris, j'ai été déçu. Non pas par le manque d'actions, car ce n'est pas l'objet du livre. Mais par la surprise que je n'ai pas trouvée sur un thème connu.

 

Fiche de l'auteur chez SONATINE link

Trailer SONATINE link

 

 

 

 

 

Commenter cet article

jackisbackagain 20/06/2012 11:29

Hello Christophe,

Je n'étais déjà pas fasciné par l'intrigue. Ta chronique - développée comme il se doit - m'autorise à viser d'autres lectures et de passer outre celle-ci. Merci !!!

Christophe 20/06/2012 15:48



Merci à toi "Jackisbackagain"  ça me fait plaisir sincèrement. A très bientôt mon ami 



Cathy 19/06/2012 23:17

A la lecture de ton savoureux billet, je dois avouer que j'ai maintenant carrément envie de foncer à la page 243 tellement je m'ennuie. Je me suis encore faite avoir par le tapage médiatique autour
du livre, dommage...

Christophe 20/06/2012 07:18



243 dépend du format he he he moi c'est "Belgique Loisirs"... Je ne suis plus seul au monde alléluia . 



Foumette 19/06/2012 16:42

Et bien pour une fois..nos avis divergent complètement!!! Pas trop grave j'espère!!!!
Un vrai coup de coeur pour moi avec les frissons, la tension et tout ce qui va avec!!!!

Christophe 19/06/2012 16:45



Pas grave Foumette, c'est bien de ne pas toujours être d'accord. Enfin je crois. On se retrouve sur plein d'autres bouquins...