Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Blaze,Simetierre,Bazaar,Salem,Dôme

Publié le par Christophe

Je n'ai pas lu tous les livres de l'incomparable architecte de la hantise, du suspens et de l'horreur. Fautes de blé et de temps. Certains prétendraient que c'est un barbacole aujourd'hui. Comment se fait-il que ses bouquins soit encore vendu en masse? Combien d'auteurs influence-t-il encore de nos jours? Il m'a subjuguer, je ne peux m'empêcher de revenir à lui entre deux autres lectures. Dans sa fresque littéraire, ses personnages se rapprochent d'un quotidien banal ou souvent la vie est pénard, ils se complaisent dans leurs banalités ou en sont fatigués. Du langage courant de monsieur tout le monde. La simplicité, la réalité, le Main, l'essentiel. Le passage de ces vies classiques dans un autre monde, irréel et si proche...Rose Madder, Insomnie, Salem, Bazaar, Simetierre...D'autres ouvrages plus directs et réussis comme Jessie, Mysery, Blaze ont également fait mouche. Le talent de King pour dépeindre des émotions dans toutes situations de manière si complète rend des sujets parfois presque innaperçus,car tristement courants, en phénomènes qu'on ne voudrait pas rencontrer. Sa capacité de nous emmener dans l'inquiétude, dans la folie d'une victime ou celle d'un malade, dans la noirceur du monde, dans l'imaginaire est ébouriffante... J'aime toutes les oeuvres, sans exceptions, du prolifique Monsieur Stephen King... Dans le cadre du challenge Stephen King 2011, je partage juste des impressions de lectures sans vouloir chroniquer. Laissons ce boulot là pour les pro et amusons-nous entre fans.

 

images-copie-1.jpg

Blaze (écrit entre 1966 et 1973 paru en 2007)

Blaze alias Clayton Blaisdell est une armoire à glace simple d’esprit sans mère, qui doit toute sa déficience intellectuelle au passage à tabac de son père alcoolique. Blaze passe de l’orphelinat Hetton House à l’adoption et inversement toute son enfance. Il rencontrera Georges Rackley qui le sort de la solitude, l’entraîne dans des arnaques  en guise de gagne pain facile.  Attrapés et relâchés  à de multiples reprises les deux amis décident de réaliser un gros coup. Le dernier qui permettrait de ramasser assez d’argent pour se la couler douce au soleil et quitter une caravane poisseuse. Enlever un bébé, fils d’un armateur riche à souhait. Georges meurt peu avant et Blaze se retrouve à nouveau seul.  Il décide de passer à l’action pour prouver à Georges qu’il en est capable.

Blaze est un gars qui malgré son ignorance est conscient qu’il veut et vaut mieux que ce qu’il vit. Un orphelin qui veut éviter la solitude, qui se souvient des moments heureux, des potes qui lui ont appris des trucs de mecs, totalement nostalgique de son passé. Il se lance dans l’enlèvement. A chaque doute il demande conseil à Georges. Au fur et à mesure qu’il voit Georges, malgré sa mort, il réalise qu'il n’est que dans sa tête. Blaze est soulagé d'en avoir un peu dans la caboche et se sent capable de se débrouiller en solo. Il adore « Oliver Twist » de Dickens, un enfant abandonné qui a souffert comme lui. Blaze a la gentillesse et le gabarit d’un Lennie, lui-même soutenu par un George, des personnages « Des souris et des hommes » de J Steinbeck. Des histoires dramatiques qui se ressemblent et qui touchent par le vécu de personnages qui cherchent une famille, des amis, à bien vivre. Des gars qui se battent pour des rêves. Le moyen d’y parvenir comme le présente Richard Bachman alias Stephen King n’est pas toujours le meilleur aussi attachant soit Le Blaze… Pas de fantastique à l’appel, pas d’horreur, juste une très belle histoire brève et simple. Mais de la main du King c’est un Blaze très attachant avec beaucoup d’émotion qui est offert au lecteur.

 

imagesCALPYHRQ.jpg

imagesCA0VWC5X.jpg Simetierre (Pet Sematary, 1983)

1ère Partie :

Louis Creed, décroche un poste de médecin à l’université du Maine. Ce qui implique un déménagement de Chicago à Ludlow village proche du lieu de travail. Rachel sa femme, ses deux enfants Ellie et Gage et leur chat Church sont du voyage. Ils se lieront d’une amitié sincère et profonde avec leur voisin Jud Crandall et sa femme Norma un couple d’octogénaire.

Lors d’une randonnée familial avec Jud en tête, la famille eu l’occasion de découvrir le vieux cimetière des animaux. Lieu qui enchante Ellie, éveille la curiosité de Louis et inquiète Rachel.

C’est ainsi que la perche est lancée à la mort. Ellie refuse de croire que Church pourrait s’écraser, se faire la malle dans l’au-delà. Rachel ne veut plus entendre parler d’un sujet tabou et ce depuis le décès de sa sœur atteinte d’une maladie dégénérative grave à l’adolescence. En bon père de famille, pour rassurer sa fille et calmer Rachel, il décide de séparer  Church de son matos de félin afin  de le rendre paresseux et éviter qu’il ne termine en charpie sur la route devant leur propriété. Louis marque le point et tout rentre dans l’ordre.

A son premier jour de travail, Louis se retrouve impuissant face à un étudiant mortellement blessé par une voiture lors de son jogging. Avant de mourir ce garçon, Pascow, lui parle du cimetière et prononce le prénom de Louis. Le spectre du jeune gars mettra le doc en garde, dans un prétendu rêve, de ne pas franchir le portail du fond du cimetière.

Thanksgiving, Church est écrasé par un camion, Rachel et les enfants sont chez ses parents à Chicago. Jud propose à Louis de l’enterrer dans le cimetière des Micmacs qui se trouve au-delà de la barrière interdite du premier cimetière des animaux. Le lendemain, le chat ressuscite. Il sera différent, hagard, maladroit, hébété, un mort vivant. Oui un vrai zombie. A son retour Ellie le repoussera à cause de l’odeur pestilentiel qu’il dégage néanmoins la mort passe inaperçue aux yeux de la petite. Norma, victime d’une arthrose aiguë, décède et c’est l’occasion pour Rachel d’exorciser le cauchemar de la maladie de sa sœur, Zelda, qui la hante depuis toujours.

La 2ème et 3ème Partie:

Gage rencontre un camion et le choc ne laisse aucune chance au gamin. C’est l’apogée de l’horreur. Louis agit presque indépendamment de sa volonté, il n’a pas le choix car il a un pouvoir absolu en sa possession. « Lazar ! Sort ! »… Pendant qu’il se prépare à exhumer son fils, Ellie fait des cauchemars, prévenue du drame par Pascow en rêve, dans l’avion qui l’emmène pour Chicago avec Rachelle. Louis les a envoyées là-bas, pour rétablir l’ordre des choses et ramener son fils à la vie, pas certains qu’elles tiennent le choc....

Une lecture captivante. Louis, posé dès le départ, volontaire, réaliste, trouve une explication à chacune des facettes de la mort. La réaction à prendre quand un ami cher ou un animal domestique meurt. Dieux, la mort et sa signification sont des matières qui ne le rebutent pas. C’est le contraire pour Rachel qui en a une phobie et en fait un tabou cadenassé. Ellie est l’entre-deux, celle qui pose les questions et qui ne sait pas où se positionner. Elle est le connecteur, le lien entre la réalité et la phobie quand Louis sombre dans la folie et quand Rachel est désorientée par le départ prématuré de Gage.

Un opus qui évoque le refrain de l’acceptation de la mort, de la souffrance des autres, de notre boulet qu’il faut tirer une vie durant. Comment réagir pour éviter, limiter sa peine ou celle d’un être affligé. SK Souligne la barrière fine qui existe entre la responsabilité en temps normal et la folie. Qui ne voudrait pas tenter le tout pour le tout s’il avait à sa disposition un don divin de rendre le souffle au trépassé … Qui ne le ferait pas ? Louis qui assurait jusqu’alors croit agir comme tout le monde assurerait dans de telles circonstances injustes. Il ne se voit pas se noyer dans la folie. L’horrible réalité transformée en horreur par un miracle divin qui n’est autre qu’une malédiction. Une histoire dans son ensemble parfaite. On ressent bien l’insistance de l’auteur par rapport à la perdition de Louis qui fait tout pour ne pas perdre pied par son auto critique. Cela n’aura aucun impact sur l’issue de la trame.  Rachel devient ce qui l’effrayait le plus au final. L’épilogue  pourrait être l’introduction d’un autre roman car la démence ne s’arrête pas.  Un bouquin terrible, écrit parfaitement, facile à parcourir, avec des personnages qui permettent de cibler et de comprendre le tableau sous plusieurs angles, ce qui les rend tous utiles.  SK y cite au passage un « Jerusalem’s lot » cf. Salem et « l’histoire d’un chien enragé » cf. Cujo… dans le livre, allusion à d’autres cauchemars à lire sans gêne. Un livre complet et plein de suspens qui réussi son rôle d’épouvante...

 

franceloisirs7418-1993.jpgLes premiers mots qui viennent à l’esprit, après la lecture de ce qui est incontestablement une œuvre d’art, titrée « Bazaar » en 1991, de l’incontournable et talentueux Stephen King ; c’est colossal.

Du point de vue de l’écriture, elle est parfaitement claire, sous forme de commérage de grand-mère qui se pavane en terrasse. Une écriture qui nous laisse deviner les décors du Main cher à l'auteur, sans complexes, une fresque complète au grain de poussière près.

Pour l'histoire. Un quotidien mignon, trop tranquille qui suffit à anesthésier la populace sous une chaleur du Main à Castle Rock, se voit subrepticement transformé par l’ouverture imminente d’un magasin de brocanteur, un coin à brol, dont la façade charmante suscite la curiosité des habitants du coin… L’animation des vacances est née.

La suite, sans vouloir dévoilé le déroulement de l’intrigue, sans en apprendre une exclusivité sur le genre du maître pour les lecteurs avertis et fervent admirateur du king, tend vers un chaos malignement bien agencé et sans retour possible en arrière. C’est le chuchoteur de Donato Carrisi version king avec quelques années d’avances. C’est bien ça une histoire excellente d’un chuchoteur fantastique. Un être démoniaque par l’intermédiaire de sa connaissance des désirs cachés, des caprices ou des plus profonds souvenirs douloureux ou joyeux des habitants de Castel Rock provoque un enchaînement de règlement de compte. Il jette les dés et la ville respire le mal. Le tout devient au final un vaste « meurtre en série », orchestré dans le but de raser une ville et de se nourrir des âmes qui l’occupaient.

 

Lien pour le challenge Stephen King 2011:

 

 http://bouquinovore.blogspot.com/2011/02/challenge-stephen-king-2011_08.html


http://www.stephenking.com/index.html

 

 http://club-stephenking.fr/

 

  http://www.albin-michel.fr/recherche.php

Salem (1975)

stephen king s salem s lot by starvingzombie-d339o22Qui n’a jamais entendu parler d’une maison, une bicoque abandonnée qui vous hérisse le poil à la mention de l’histoire malsaine du lieu dit. En y pensant vous vous souvenez le pari, quelques années plus tôt entre amis, de vous aventurer dans cet endroit qui suscitait en vous un sentiment de peur sans savoir pourquoi. Peut-être juste parce que vous croyiez quelque part aux contes et légendes, aux esprits, aux fantômes ou aux monstres en dessous du lit. Une rumeur habitait une demeure et pour entrer dans le cercle fermé du club des invincibles, à l’époque de votre enfance, vous tentiez l’expérience de côtoyer les mystères d’histoires macabres cloîtrées derrière ces vieilles planches. Tout commença à Marten’s house dans l’Etat du Main en Nouvelle Angleterre, au nord-est des Etats-Unis. L’histoire nous vient d’un enfant du pays, auteur à succès, de son prénom Stephen. Une fois encore la normalité est ébranlée par l’étrange. Il est nécessaire, vitale, de mettre en doute ses croyances profondes sur la réalité invisible, l'eusses-t-on-cru jusqu'alors,  de certaines choses…Les disparitions s’accumulent en un temps éclair. Des gens deviennent malades avant de mourir. Fatigue, manque de sommeil, manque d’appétit. Les morts retrouvés, envolés peu après: envols ou volés ? Et ces nouveaux venus dans la ville, les villageois n’aiment pas les étrangers. Surtout celui qui vient d’acheter cette baraque toute décrépie qui refuse de s’écrouler depuis des décennies. Les rumeurs au sujet de cet endroit sont parties intégrantes du flux d’informations qui ne circulent qu’au sein de Salem. Chuuut ! Il vaut mieux ne pas trop en parler, ça porte malheur… Oui, chuuut ou chute dans le noir…

 

 

dome-tome-1-Stephen-King.jpg

Dôme (2009):

Personne ne rentre, personne ne sort.
Le suréel qui colle à la peau de la réalité avec une barrière si fine qu'on pourrait croire que c'est possible. Secret du patron derrière les touches, SK.
La manière de raconter le stress grandissant, les inquiètudes de chacun, que se soit à l'intérieur ou à l'extérieur du dôme, est propre au roi du genre et nickel chrome pour moi. Comment se débarasser de cette chose? D'où vient-elle? Serait-ce encore une expérience du gouvernement et/ou de l'armée? C'est quand même une aubaine pour le maire corrompu de Chester's Mill. Par contre, notre héros, Dale Barbara, aidé de quelques membres de la ville, sollicité par l'extérieur pour trouver l'origine de la chose est d'avis contraire.  La tension monte de plus en plus, tel trois individus obligés de se supporter dans une pièce de deux mètres sur deux... Sauf qu'ici c'est d'une ville entière qu'il sagit et d'un paquet de gens...

Deux opus de 630 & 565 pages qui se lisent très vite. Un plan de ville complètement inventé, faut le dire, pour s'y retrouver. Petit bémol est qu'il a fallu attendre le deuxième opus, même si on achète les deux en même temps, pour lâcher des infos sur le dôme. Un carnage s'impose au final, assurément, courant chez le king.
Il me reste toutefois un petit goût de manque sur le dénouement final, très magique, mystérieux, et tout ce que l'on veut. Mais j'aurais souhaité quelques mots en plus au sujet de la compréhension du phénomène extra-terrestre. Etait-ce peut-être là aussi le message, tout n'étant pas explicable, gérable pour le commun des mortels...

Si non pour le reste, actions sur actions même si un peu téléphonées. Cela dit le but n'étant pas l'intrigue mais bien un mélange d'actions et de réactions suite à un évènement que l'Homme (sous entendu la race humaine...) ne contrôle pas. En somme un moment divertissant avec une chute incomplète, voire précipitée.

 

Les livres du King sont disponibles au Livre de poche:

en bas de page: http://www.livredepoche.com/auteurs/livre-de-poche-biographie-bibliographie-000000008938-stephen-king-ecrivain.html

 

9782253151432-G.jpg

 9782253151609-G.jpg

imagesCATTZ3F1.jpg<=Les veinards l'ont eu en format poche en un volume quand nous on devait se taper les deux briques...9782253124993-G

Commenter cet article

strawberry 31/10/2011 16:17


Loll merciii^_^
Des bonsbons ou un sort bouhhhhhhhhhhhh!


strawberry 31/10/2011 13:27


Bonjour

j'ai vu le film salem mais pas encore lu le film.Par contre j'ai lu ça tome 1 et j'ai adoré et encore plein d'autres à lire.
Bon halloween et bonne lecture^^


Christophe 31/10/2011 14:25



Bonjour,


Merci pour ton com. Je n'ai pas vu le film Salem par contre. Je n'ai pas encore lu ça comme bien d'autres... Ce qui nous promets encore beaucoup de plaisir à venir... J'espère que le film est
aussi bien que le bouquin...


En attendant, passe une effrayante journée d'Halloween