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Fabrice Colin

Publié le par Christophe

BlueJay.jpg Février 2012  

chez Sonatine link

Ecoutez sur France Inter interview link

Pourquoi tant de jubilation lorsque j’ai découvert une enveloppe brune, épaisse comme un bouquin dans ma boîte aux lettres ?

Elémentaire dirait Sherlock. C’est un livre et donc la promesse d’une lecture imminente. Au vu de la couverture la joie atteint un sommet. Un Sonatine qui plus est. Rien de plus qu’un Blue Jay Way généreusement offert par la communauté. Amen et merci.

Tellement de remous et de références furent consciencieusement élaborés lors de la promotion de l’ouvrage. Sans triche, j’ai choisi de ne pas lire les chroniques judicieuses déjà lâchées. A la place, j’ai opté pour entrée en matière, histoire de bien faire mes devoirs et de m’imprégner, par écouter la fameuse chanson des Beatles. Certains que je l’ai eu mon aperçu de l’ambiance à venir. Peu d’enthousiasme, sombre. Et surtout ! Ah ça oui ! De la fumette, des rails, du breuvage alcolisé premier de classe en pourcentage et du haut niveau de performance olympique sexuelle tous genres confondus.

Synthèse

Julien, un français à NY, hère dans un brouillard aux odeurs de mort et de paranoïa. Il cherche du regard l’enseigne qui le dirigerait sur le chemin de la compréhension des tenants et aboutissants du décès de son père le 11/09/2001. L’écriture reste son souffle de vie. Son intérêt pour Carolyn Geritsen, écrivain américain, persiste. Cela lui permet de la rencontrer et poursuivre son étude appropriée sur l’auteur. En 2005, elle lui propose un boulot étrange et alléchant pécuniairement parlant. Etre le précepteur de son fils Ryan à LA dans la somptueuse villa Blue Jay Way.


Avis


Au départ:"J'ai commencé Blue Jay Way. Ces lignes me rappellent combien je me sens bête d'avoir rechercher une autre dimension en m'imbibant de quelques "chopes" pour retrouver l'invincibilité, la facilité de paroles pour participer à l'ambiance d'une fête ou encore l'oubli de futilité. Ce bouquin, cette prose est son équivalent générique sans la mythique gueule de bois en compensation. Quel plaisir. Sur ce, je retourne me saouler..."


Pendant: "Un ouvrage qui évolue en douceur, un traumatisme qui laisse un personnage entre deux eaux. La solitude et en même temps l'évitement de celle-ci ..."


Après:

Le doute couvre l’ouvrage. Les certitudes se balayent. La réalité et son contraire se braquent. Le rêve américain et sa face pseudo cachée transpirent la manipulation ouverte et quotidienne. Un ton, une ambiance maussade perdure. Proche d’un Bret Easton Ellis en partie pour la décortication de la vie à LA, en plus allégé toutefois (je pense à Moins que zéro et surtout American psycho) et beaucoup plus agréable.

La surprise est au rendez-vous-même si elle tarde à venir. Le dénouement reste vague dans le sens où l’auteur laisse les portes ouvertes à l’interprétation personnelle du lecteur. Pas de fin classique donc. Place aux questionnements. On retrouve là la touche de l’auteur qui aime jouer avec les sens des lecteurs.

Celui qui découvre le livre sera somme toute marqué par l’atmosphère déprimante, présentée avec excellence dans un décor mythique qu’est L.A. Une intrigue très intelligente et une fin moins surprenante qu’énigmatique. Un auteur éclectique brillant. Très belle découverte et surtout merci pour ce cadeau.

Critique L'EXPRESS link et link

Vidéo sur La Grande Librairie link

12 autres vidéo à propos d'autres oeuvres de l'auteur sur Babelio: link

 

Paroles et traduction de Blue Jay Way

There's a fog upon L. A.
Il y a un brouillard sur Los Angeles
And my friends have lost their way
Et mes amis se sont égarés.
We'll be over soon they said
Nous aurons bientôt terminé, ont-ils dit
Now they've lost themselves instead.
Maintenant ils se sont perdus eux même, à la place.

Please don't be long please don't you be very long
Ne soyez pas long, s'il vous plait ne soyez pas trés long
Please don't be long or I may be asleep
Ne soyez pas long, ou je risque d'être endormi

Well it only goes to show
Bien, ce qu'il fallait démontrer
And I told them where to go
Et je leur ai dit où aller
Ask a policeman on the street
Demandez à un policier dans la rue
There's so many there to meet
Il y en a tant là-bas à rencontrer

Please don't be long please don't you be very long
Ne soyez pas long, s'il vous plait ne soyez pas trés long
Please don't be long or I may be asleep
Ne soyez pas long, ou je risque d'être endormi

Now it's past my bed I know
Maintenant, l'heure du lit est passée, je sais
And I'd really like to go
Et j'aimerais vraiment m'en aller
Soon will be the break of day
Bientôt le jour s'éteindra
Sitting here in Blue Jay Way
Assis ici à Blue Jay Way

Please don't be long please don't you be very long
Ne soyez pas long, s'il vous plait ne soyez pas trés long
Please don't be long or I may be asleep.
Ne soyez pas long, ou je risque d'être endormi …

 

Bal

BAL DE GIVRE A NY

(Janvier 2011)

Je me souviens de cette couverture qui nous a envouté ma fille de 14 ans, à l’époque, et moi. Du bleu, de la neige, de la glace, du givre. La longue robe de soie que porte Anna Claramond, une jeune fille au regard lointain, aux cheveux sombres et soyeux, un côté paisible et rêveur ont capté facilement mon attention. Pour la raison très simple que cette ambiance à la foi sereine et d’évasion me définissait, encore aujourd’hui, quelque peu. Pour le reste ça correspondait parfaitement à l’imaginaire de ma petite férue de lecture.
Il ne me restait qu’à lire le quatrième de couverture bien que ma décision d’un achat imminent approchait les 99% pour le plaisir de ma fille conquise à 200%. Pour ma part, le couperet trancha définitivement quand je vis qu’il s’agissait d’une espèce d’amnésie entrecoupée d’une romance et d’un jeu de piste intriguant. Je penchais plus pour le côté péripétie et perte de mémoire. L’un dans l’autre, on devait acheter ce bouquin. De toute manière je n’avais pas le choix si je ne voulais pas affronter une crise d’adolescente…
J’ai poursuivi une de mes lectures de grand pendant que ma petite demoiselle était déjà au pays des rêves. Dès qu’elle eut fini, elle chanta louange et en toute confiance je me suis mis à lire cet opus d’hiver.
Au départ, pour les 80 premières pages, je trouvais l’ensemble vraiment mignon, poétique, sympa. Un univers dont j’avais l'impression d'avoir fait un beau rêve après une bonne sieste ou une longue nuit tranquille. Ensuite, je fus pris par un suspense étrange, habile. Au fil des pages je me demandais où voulait en venir Mr Colin et ce jusqu'à la fin. C’était ambigu mais si reposant, hivernal, magique qu’il était impossible de lâcher la chose. Quelle plume prodigieuse, quel talent pour emmener les lecteurs dans un autre monde et les troubler de la sorte. C’est là l’essentiel de l’œuvre en plus de l’épilogue incroyablement surprenant.
C’est ce mélange que j’ai gardé en souvenir. Le décor beau, doux, froid. L’ambiance clair-obscur, où j’étais partagé entre le doute et la rêverie. La chute déconcertante. Vraiment une espèce de rêve éveillé qui ramène les pieds sur terre d’un coup sec au final...

 

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