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La mort en tête (Sire Cédric)

Publié le par ChrisMo

La mort en tête (Sire Cédric)

Pocket (2015)

L’histoire

« Vous avez aimé De fièvre et de sang et Le Premier Sang ? Vous allez adorer La Mort en tête. Une nouvelle enquête, de nouveaux défis, un tueur implacable, des enfants en danger... Le duo Svärta/Vauvert est à son apogée !

Le duo d'enquêteurs, à présent incontournable, Svärta/Vauvert est en bien mauvaise posture. Ils traquent sans relâche les tueurs psychopathes, mais cette fois ce sont eux les proies d'un criminel sadique. Le suspens est à couper le souffle, le lecteur n'aura pas une seconde de répit.

 

Tout commence en banlieue parisienne, la séance d'exorcisme d'un enfant de huit ans a tourné au drame. Eva Svärta, policière à la Brigade criminelle, enceinte de quatre mois, se rend sur les lieux. Est-ce un accident ? Comment est vraiment mort cet enfant ? Sur place, la policière rencontre Dorian Barbarossa, un journaliste à sensation qui vit depuis des années avec une balle de calibre 22 dans son crâne. Eva Svärta ne se doute pas encore de la descente aux enfers qui l'attend...

Sire Cédric est, depuis son roman De fièvre et de sang, clairement identifié comme un auteur de thriller. Ce nouvel opus le range définitivement dans cette catégorie. Tel un marionnettiste diabolique, il joue avec ses héros de papier comme avec nos émotions. Lire du Sire Cédric c'est renoncer à l'ennui, au confort, car il met à bas les stéréotypes du genre. Vous allez être étonnés ! » (Le pré aux clercs - 2013)

 

Impression

Je n’ai pas lu "De fièvre et de sang" et "Le premier sang". Je ne parlerai que de « La mort en tête » que j’ai trouvé trop caricaturale.

Un duo cicatrisé à la Sharko et Hennebelle de Thilliez dans Atomka (personnages récurrents de F. Thilliez; voir Syndrome E & Gataca…). Un montage scénaristique très proche d’un JC Grangé qui fait de l’œil au cinéma (comme dans « Le passager » où j’avais gardé un avis mitigé à cause des ficelles grossières entre autres). Une intro salivante, un corpus bien tenu, une enquête maintenue jusqu’aux boutistes (mieux que dans ma première lecture : « L’enfant des cimetières », ce que j’espérais entrevoir). Un épilogue concluant et surtout promettant une énième aventure des deux anti-héros mais héros quand même un peu... Dans l'ensemble, j'ai une sensation d'histoire trop explosive. Tout ça, c'est trop gros et ça n’arrête pas.

 

Ce que j’en ai retiré, c’est que l’auteur nous a démontré sa capacité à tenir un suspens, une enquête approfondie, entière. Même si elle était des plus classiques, saupoudrée – et c’est sa marque de fabrique – de fantastique que j'adore, en plus de bien connaître et jouer avec la peur et la violence.

L'auteur a tous les ingrédients en mains pour surprendre. Donc il n’a plus à confirmer qu’il est talentueux.

J’espère rencontrer, maintenant qu’il a approfondi ses thèmes, une histoire plus fine, plus pointilleuse -  sans déborder sur des actions exagérées et incessantes de la part de protagonistes à la limite hyperquinétiques (ce n’est pas nécessaire). Malgré leurs mouvements, certains personnages étaient plats, un exemple pour n'en citer qu'un : l'amant et le dialogue prévisible qu'il entretien avec Vauvert...).

Je m’attends à du spectacle mais moins abusifs (c'était proche d’un scénario pour « Les indestructibles »), à une enquête plus fouillée (même si elle reste simple, qu’on soit surpris avec). L'espoir de rencontrer quelque chose d’inattendu et de neuf.

Et pourquoi pas, emprunter une tendance de roman noir en plus pour l’approche contextuelle : je pense à Tijuana Straits, Galveston ou Rafael… Par exemple ! Il y en a pléthore… Cela donnerait un sacré cocktail dans un décor plus complet et aboutit).

J’étais un peu resté sur ma faim pour l’enquête policière dans l’enfant des cimetières (où malgré tout, j’avais été surpris et séduit par le style et la nouveauté du genre abordé). Néanmoins, ce point ne lui a pas porté préjudice vu que j'ai préféré cette histoire à « La mort en tête ».

Ici, j’ai vu que l’auteur était capable de proposer quelque chose d’approfondi, un bel exercice, mais dans une histoire que je n’ai pas trouvée exceptionnelle. Beaucoup de bruit et paradoxalement peu de raisonnance...
Je suis curieux de voir si l’auteur pourra nous offrir (ce dont je suis convaincu), le juste milieu entre ce premier ouvrage « L'enfant des cimetières » récompensé par le prix Masterton 2010 et ce dernier opus « La mort en tête »… 

 

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Books & Boom 08/03/2016 09:09

Dommage que tu n'ai pas accroché plus que cela mais je comprends ton avis mitigé, je ne l'ai pas encore lu, je n'ai lu que De fièvre et de sang et j'attends de voir avec Le premier sang, peut-être que les lire dans l'ordre ne me fera pas trop penser comme toi, aux Thilliez que j'adore et dévore... A voir, merci pour ta chronique tout de même :D

Jean 19/11/2013 12:11

Bonjour Christophe,
J'ai lu ta chronique avec attention et intérêt. C'est assez étrange mais rien ne me pousse à découvrir cet auteur. Mon côté trop cartésien, sans aucun doute et certainement aussi un préjugé qui
sort en droite ligne du patronyme de l'auteur. Déjà là, un mec qui s'appelle "Sire Cédric", ça me bloque. Et puis et puis, il est aussi le chouchou d'une certaine frange du genre féminin. A
l'instar de Patrick Juvet quand il chante "Où sont les femmmes". Quand je pense que Frank Michaël et Frédéric François sortent chacun un nouvel album, ça fait peur tout de même ! Tu contemples dans
ce commentaire toute ma mauvaise foi étalée au grand jour. Amitiés.

ChrisMo 19/11/2013 12:14



Tu m'as bien fait marré ! Excellent