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La religion (Tim Willocks)

Publié le par Crismo Faceaubook

The religion (2006)
Tim Willocks 

Sonatine (2009)


Pocket (2011)


Dans les Balkans, le Mont Fargas. Printemps 1540, Mattias Tannhauser tente d’atteindre la perfection de l’art du religionForgeron en voulant confectionner une dague à la lame parfaite. Sur le point de finir, ses sœurs sont assassinées, sa mère est violée alors que les irréguliers venaient d’attaquer le village. Des renégats contre qui Mattias exprimera sa rage en tuant deux d’entre eux. Des troupes ottomanes officielles interviennent en même temps.  Mattias rencontre le capitaine Abbas bin Murad, des Sari Bayrak, les plus anciens et valeureux gardes personnels du sultan. Maintenant Mattias s’appelle Ibrahim, découvre le Coran, il est un Devchirmé, un enfant chrétien enrôlé comme serviteur de la Porte (celle du palais du sultan), l’armée régulière du  Shah Soliman, l’empereur de l’empire Ottoman.


Conquérir le monde pour l’Islam, le Jihad. Le château St-Ange, à Malte, est sur le point d’être attaqué par l’armée ottomane. L’ambition de Soliman est d’exterminer les chevaliers de la St-Jean. Chevaliers connus comme les chevaliers de la Mer ou les hospitaliers. Eux ils s’appelaient la Religion. 25 ans plus tard Mattias a renoncé à l’empire ottoman et est devenu marchand d’armes, d’opium et de munitions. Malte requiert son aide pour combattre Soliman.

Stratégie d’accès au trône du Pape. Politisation. Lutte des religions. L’inquisition fait la part belle au groupe « La religion » pour facilité l’accès du nouveau prétendant Ghisleri à la succession du pape Médicis.

 

Impression

Séduit par le premier chapitre actif, le recrutement, prometteur, je n’ai trouvé mon bonheur que beaucoup plus tard, toujours en première grasse partie, dans l’action de l’Oracle (un pub) ou Ludovico Ludovicci (inquisiteur HP, Haut Potentiel) avait organisé un guet-apens pour arrêter Mattias et son ami Bors.

Je dirais que le commencement sur l'idée, je précise, c'est la récolte d' Hunger Games. Même genre en plus cruel.

Pour le reste beaucoup trop long sur le plan descriptif et discours.

Il s'agissait pour moi  « THE » invasion de l'Empire ottoman. Ce n’est pas la guerre des mondes, mais tout de même, je m’attendais à du grandiose. Des airs de « Breaveheart » qui chatouillaient mes synapses pour encourager les membres de la Religion, les chevaliers de St-Jean pour se préparer à livrer bataille contre le géant turc. À Malte, aux abords de la botte italienne et de la Sicile. Un affrontement David contre Goliath était annoncé. J’étais près à ne plus broncher.

Pour l'époque des croisades: pensez à "Kingdom of heaven", pour tous ceux qui sont fans de capes et d'épées. Choisissez d'autres films si vous avez des références sur l'époque du 15e.

Pour les complots et stratégies... Et bien les 16 volumes de GRR Martin en un seul de 951 pages. Impossible. Et bien nous y sommes, l’impossibilité pour moi de poursuivre la lecture.

 

Raisons :

En plus du premier chapitre accrocheur donc. En ce qui concerne le fanatisme des religions musulmane et catholique, la soif du pouvoir, c'était bien aussi... toujours d’actualité et tristement normal.

Par contre, une contradiction. J’ai trouvé un ex-guerrier aux discours très profonds, Mattias, qui cite Platon, Zarhatoustra de Nietzche, qui parle de l'univers, qui use d'une excellente diction dans sa relation avec l'autre.  J'ai vraiment eu l'impression de voir et « presque entendre » Socrate qui parlait dans ces pages. Ce fut pareil avec d'autres personnages. Là où le bas m'a blessé : ce sont les théories socratiques, les grandes phrases de courage et de sagesse, la pureté et l’allégeance à Dieu qui disparaissaient quand l'action émergeait du dessous de la ceinture. Ce qui est vite devenu des théories de play-boy numéro spécial. Bof, bof, la pureté des motivations s’était un peu effritée.

Je répète les dialogues de Tannhauser et ceux de l'inquisiteur Ludovico Ludovici étaient des discours lourds. Les motivations de Carla pour son retour sur Malte, un élastique qui s'étendait à jamais. Le plan de Ludovico, somme toute brillant, très intelligent, une vraie manipulation de conclave pour l'élection d'un autre pape, s'est révélé imbuvable comme « les secrets du Vatican » de Bernard Lecomte. Presque un copier-coller.

Au final, à 300 pages je n’étais plus séduit.  En bien et moins long, « La tour noire » de L. Bayard se lit beaucoup plus agréablement avec plus de sensations.

 

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