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Le mage prodigue/Les enfants du pêcheur 1 (Karen Miller)

Publié le par ChrisMo

Le mage prodigue/Les enfants du pêcheur 1 (Karen Miller)

Disponible chez POCKET

 

Info trouvé sur actusf, elbakin, babelio et Fleuve Noir pour les résumés :

Actusf: link

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Fleuve noir: link

La prophétie du royaume de Lur. C’est le diptyque qui allume les « luifeu » et révèle  une suite logique avec les enfants du pêcheur, en deux tomes encore une fois : le Mage prodigue I et la fille du Mage II. Des enfants longtemps épargnés.

Bref aperçu de la Prophétie du Royaume de Lur :

1 Le Mage du Prince

prophétie1Le royaume de Lur fut protégé par une barrière magique, le mur de Barl, érigé contre les attaques du sorcier Morg il y a 600 ans. Les Doranens avaient fui ce redoutable destructeur dans la contrée des Olkens. Ces nouveaux réfugiés gouvernèrent le royaume grâce à leur magie développée. Soumis aux lois de Barl, les Olkens avaient l’interdiction d’utiliser la leur. Asher, jeune pêcheur, débarqua à Dorana, la capitale, pour y faire fortune, et devint l’assistant du prince Gar. Malgré lui, il était protégé par une confrérie secrète, le Cercle, qui attendait le sauveur de Lur contre la prophétie de Barl. Il est le Mage innocent, le Mage du prince.

 

 

 

 

prophétie22 Le retour du sorcier

La famille royale a été victime d’un assassinat. Morg avait pour unique projet maléfique de détruire le mur afin d’accomplir la prophétie. Pour y arriver, il du investir le corps de Durm, un des plus puissants maîtres magicien du Royaume. Le prince Gar  s’affaiblit dans son combat contre le sorcier. La dernière chance de sauver le royaume était Asher. Le mur fut finalement brisé. Grâce à la climagie, qui maintenait la stabilité des conditions climatiques, le royaume était protégé du chaos. Jusqu'à...

 

 

 

 

Les enfants du pêcheur 1 :

mageprodigueLe Mage prodigue

Cela fait 17 ans que le mur est tombé. Morg vaincu. Asher gouverne. Les Doranens sont interdits de magie. Après l’échec d’une première expédition, toute nouvelle tentative d’aller au-delà de la montagne est interdite. Une tension se révèle, l’atmosphère, la terre émettent une douleur. Usher et sa femme Dathnée refoule la magie depuis toutes ces années. Ils s’opposent à ce que leur fils Rafel, en fasse usage. Pourtant, le petiot en ressent un besoin viscéral. Il possède comme son père, la magie des deux clans. Usher sait par expérience que le don de son fils est trop puissant pour le laisser jouer avec. Rafel s’entraîne en cachette. Il Vit une relation tendue avec ses parents. Pourquoi son père, son héros, ne veut pas lui enseigner la magie ? Et sa petite sœur, Dennie, a le don de ressentir les sentiments des gens et de la nature qui l’entoure. Pourquoi ne peuvent-ils pas en parler avec leurs parents ?

AVIS

La première partie est longue. Pendant environ 200 pages axée dramatique. La relation amoureuse solide entre deux époux, la relation père fils mère sœur est le principal abondamment décrit. Des parents hyper protecteurs à l’égard de leurs enfants. Motivé par les blessures, les secrets du passé, la peur, la méfiance devant l’équilibre fragile qui règne dans le royaume.
La profondeur psychologique des personnages et des interactions que cela engendre entre eux, prend une place écrasante sur le décor et l’intrigue pour un regard neuf dans l'univers de l'auteure (en même temps celui qui aura lu les autres tomes connaîtra déjà la description du paysage).

La deuxième partie est beaucoup plus dynamique.
Nous voilà propulsés 10 ans plus tard. L’action émerge. Les enfants ont ou sont proches de la vingtaine. Ils s’impliquent. Le rejet de la magie cède devant l’acceptation inévitable d’une situation qui ne laisse guère d’autres perspectives pour sauver à nouveau le royaume. Un passage tout feu, tout flamme. Les ingrédients utilisés pour créer une lecture rapide et divertissante sont efficaces.

La troisième partie reste dans l’action avec une légère accalmie avant de reprendre la route pour aller de l’autre côté de la montagne. Une fin qui titille la curiosité et augmente le désir de poursuivre l’aventure.
Le royaume de Lur sera-t-il finalement sauvé ? La réponse se trouvera-t-elle dans ces montagnes ?

Comme dans « le roi lion », le film Walt Disney ou « le seigneur des anneaux » de JRR Tolkien, c’est dans ou de l’autre côté de la montagne qu’il y a une réponse. Même si ce sont des endroits à éviter paradoxalement. Tout un symbole. Faut-il braver l’interdit pour trouver sa voie, son salut ?

L’auteur à une capacité de conter une histoire incontestable, avec une douce imagination, très magique. C’est l’atout de l’œuvre qui permet d'aborder pour la première fois et d'apprécier la fantasy. Ce qui est impressionnant c'est la capacité de Karen Maitland d'étaler l'aventure sur plusieurs volumes.

C’est fabuleux. On peut comprendre ce qui attire l'attention dans ce style. C’est le talent de conteur, peu importe si l’histoire en elle-même est peu complexe, ou incomplète selon l’exigence des lecteurs. Le genre d'histoire qui peut répondre aux attentes de l’adolescence. L'évocation de l’amour et ses premières sensations, le conflit, la contradiction avec les parents, le mensonge nécessaire pour protéger un enfant, le désir de ressembler ou non à son père ou sa mère, s’émanciper, faire ses preuves, recherche d’indépendance, d’être utile à quelque chose, sauver le monde, partir à l’aventure. C’est complet.

Un autre thème évoqué et qui se maintient dans la majorité des œuvres du genre, c'est la culture de la différence. Comme celle entre riche pauvre, homme femme, bon mauvais, sage excentrique. L’insistance sur les préjugés entre Olkens et Doranens est très proche de la tension qui existe entre Américains occidentaux et asiatiques orientaux, les flamands et les wallons, les palestiniens et israéliens, la Corse et la France, la disparition de la Tchécoslovaquie partagée entre la Tchéquie et la Slovaquie.

Une approche fantasy pour enseigner qu’il est préférable, et pour l’instant encore utopique, de tous tendre vers un même objectif, le bien-être sans préférence de races ou de religions. Manger, boire, dormir et s’épanouir, quel que soit le statut social. On en revient au respect de l’autre et à l'égalité de manière générale.

Le public cible est « young adulte », les jeunes adultes, les ados en gros. La décontraction, exorciser la réalité à travers de la magie devrait être imposé à tout adulte trop sérieux et responsable. Histoire de voyager un petit coup.

Soit, ce livre est agréable à lire et loin d’être uniquement pour les boutonneux ou les adultes qui n’ont pas envie de grandir. Pour tous donc.

À propos de la construction de cette belle histoire très sentimentale et magique. L’un ne semblant pas fonctionner sans l’autre...
Personnellement, j’attends une suite un peu moins sentimentaliste, avec plus de magie et d’intrigue. C'est dommage que la peinture de la cartographie du royaume, du paysage soit sommaire. Peut-être que le but était que chacun imagine son décor ? Ou alors était-ce une sous-estimation de la capacité du public visé d’apprécier ou d’assimiler les descriptions de décoration intérieure et extérieure ? En attendant, s’eut été préférable d’en rajouter…

Une affaire à suivre.

filledumage Lecture à venir 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'auteur par Fleuve Noir

karenmiller.jpgBiographie de l'auteur

Karen Miller

Karen Miller vit à Sydney, en Australie, depuis son enfance. Diplômée en littérature jeunesse, elle a exercé toutes de métierrs avant d'ouvrir sa propre librairie spécialisée en polar, fantasy et science-fiction. Aujourd'hui, elle se consacre à l'écriture avec succès puisque chacun de ses romans est un best-seller dans tous les pays anglo-saxons.

 

 

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