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The city and The city (2011) China Miéville

Publié le par Christophe

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The city & The city (2011)
The city and the city (2009)
China Miéville


the-city-and-the-city.jpgDeux villes pour un même territoire. Ou, une ville duale, une two-tier city. Pour faciliter la compréhension, imaginez plutôt que ce soit un flacon de shampoing Wash & Go. Deux produits dans un seul récipient qui se partagent le même espace. L’utilité n’étant pas la propreté capillaire mais, vous l’aurez compris, vivre ensemble.Vous avez ainsi Bezsèl et UlQoma. Les habitants de chaque côté ont été initiés à des notions pour l’adaptation. Exemple : EVISER : éviter de viser, de voir tout ce qui appartient à l’autre ville. TRAMER : le quadrillage des deux villes.

L’inspecteur Tyodor Borlù de la brigade des crimes extrêmes de Beszèl tente de résoudre le meurtre d’une Fulana Item (victime féminine non identifiée) retrouvée sans vie dans la banlieue sud de Bezsèl, cité HLM de la ville. Il invoque l’aide de La RUPTURE, service secret modérateur des deux villes qui intervient chaque fois qu’un individu commet une rupture, le passage d’une ville à l’autre. Que ce soit accidentel ou criminel.
Au départ, j’avais noté une première impression : je suis en plein « The city & the city »... L'idée « Wash& Go » de deux villes m'avait interloqué et poussé à la découverte pressante de l'incomparable et fort récompensé China Mièville. « Pour l'instant en pleine lecture, je me sens comme le gars qui ne comprends pas pourquoi il a un QI de 70... » C'était pour les 100 premières pages et le dictionnaire des synonymes sous le bras.

Ce que j’ai compris après. C’est un polar psychologique SF, dans la croisée des genres, plutôt. Le vocabulaire propre aux deux villes à consonance « germano-balkanes » est très original. Dans l’ensemble, on découvre des notions auxquelles il faut s'adapter. Imaginer une espèce de paranoïa collective imposée sur ce qui est autorisé ou non à voir ou à faire quelque chose. Un système proche de la dictature comprenant ses comploteurs, sa corruption, les partisans nationalistes des deux côtés, les unificateurs, les libertés très contrôlées. Une révolution apparaît sur la fin de l’histoire pour pimenter une enquête que j’ai trouvée lourde, car elle manquait de rebondissements inattendus.
J’attendais beaucoup de la trouvaille de l’auteur. Mais l’insistance sur la création de nouveaux mots pour coller à ce concept intelligent des deux villes imbriquée l’une dans l’autre, les descriptions massives pour les 2/3 du livre, le langage trop instruit tenu par l’inspecteur Borlù entre autres, ont malheureusement enseveli la consistance de l’intrigue et des personnages.
Imaginez le résultat, si l'on nous avait proposé un mélange « Des anonymes » de RJ Ellory, ou un autre polar que vous glorifiez, avec cette ville duale…

 

Interview Actu SF: link

China Miéville : link

Fleuve noir où vous trouverez d'autres ouvrages de l'auteur: link

 

Concile-de-fer.jpg

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